Les plafonds du régime micro sont relevés pour les recettes de l’année 2026 : 83 600 € pour les prestations de services et la location meublée longue durée, 203 100 € pour les activités de vente. Les recettes 2025, déclarées au printemps 2026, restaient soumises au plafond de 77 700 €. Cet écart de millésime piège chaque année des loueurs qui raisonnent avec le mauvais seuil.
Les plafonds selon l’activité
| Activité | Recettes 2025 (déclarées en 2026) | Recettes 2026 | Abattement |
|---|---|---|---|
| Location meublée longue durée | 77 700 € | 83 600 € | 50 % |
| Meublé de tourisme classé, chambre d’hôtes | 77 700 € | 83 600 € | 50 % |
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 € | 15 000 € | 30 % |
| Micro-entreprise, prestations de services | 83 600 € | 50 % | |
| Micro-entreprise, activité de vente | 203 100 € | 71 % |
L’abattement forfaitaire du micro-BIC ne peut pas être inférieur à 305 €. Le meublé de tourisme non classé conserve son plafond de 15 000 € et son abattement de 30 %, inchangés d’une année sur l’autre.
Le piège du millésime
Le plafond à retenir dépend de l’année des recettes, pas de l’année de la déclaration. Un loueur qui a encaissé 80 000 € de loyers meublés en 2025 dépasse le plafond de 77 700 € applicable à ce millésime : sa déclaration 2026 relève du régime réel, même si le nouveau seuil de 83 600 € a été publié entre-temps.
À l’inverse, le même loueur qui encaisse 80 000 € en 2026 reste sous le plafond de 83 600 €. Il pourra choisir le micro-BIC lors de sa déclaration 2027, avec un revenu imposable de 80 000 × 50 % = 40 000 €, ou opter pour le réel s’il y trouve avantage.
Micro ou réel : la question reste entière
Le relèvement du plafond élargit l’accès au micro-BIC, il ne le rend pas plus avantageux pour autant. L’abattement de 50 % suppose que les charges réelles, intérêts d’emprunt, taxe foncière, copropriété et surtout amortissements du bien et du mobilier, représentent moins de la moitié des loyers. Au régime réel, le bâti s’amortit habituellement sur 30 ans et le mobilier sur 7 ans, hors part du terrain, estimée à 15 % du prix. Un éventuel déficit est reportable pendant 10 ans. En contrepartie, le réel impose une comptabilité, soit un coût de l’ordre de 400 € par an.
Le revenu imposable du meublé supporte en outre, depuis les revenus 2025, les prélèvements sociaux au taux de 18,6 % : sur les 40 000 € de l’exemple, cela représente 7 440 € avant impôt sur le revenu.
Ce que ça change pour vous
Si vos loyers meublés se situent entre 77 700 € et 83 600 €, vous changez de régime selon l’année considérée : réel obligatoire pour 2025, micro possible pour 2026. Le simulateur LMNP compare micro-BIC et réel sur vos recettes de l’année en cours, avec les plafonds 2026 et les amortissements par défaut. Pour une activité de services ou de vente en micro-entreprise, le calcul du revenu net d’auto-entrepreneur applique les nouveaux plafonds de 83 600 € et 203 100 €, les abattements et les cotisations sociales de chaque catégorie.