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Intérêts composés 2026 : que vaudra votre épargne dans 10, 20, 30 ans ?

Indiquez votre capital de départ, votre versement mensuel, le rendement attendu et la durée : le simulateur calcule le capital final, la part des intérêts, et ce qu’il vous reste après la fiscalité de l’enveloppe choisie.

Votre épargne
Capitalisation des intérêts
Annuelle pour un livret ou un fonds en euros, mensuelle pour approcher un placement coté.
Fiscalité de sortie
Enveloppe

Comment fonctionne ce simulateur

Les intérêts composés désignent le mécanisme par lequel les intérêts d’une période produisent eux-mêmes des intérêts la période suivante. Sur une longue durée, cette accélération finit par peser plus que les versements : c’est la raison pour laquelle commencer tôt compte davantage que verser beaucoup. Le simulateur déroule votre épargne mois par mois, puis applique la fiscalité de sortie 2026 propre à l’enveloppe choisie.

La capitalisation

Avec une capitalisation mensuelle, le capital est augmenté chaque mois d’un douzième du taux annuel, puis du versement du mois. Avec une capitalisation annuelle, les intérêts sont calculés chaque mois au prorata mais ne s’ajoutent au capital qu’en fin d’année, comme sur un livret ou un fonds en euros ; le résultat est un peu plus faible. Les versements sont supposés effectués en fin de mois.

La fiscalité de sortie

Le simulateur suppose un retrait total à l’issue de la durée et calcule les prélèvements sur les gains seulement (le capital versé n’est jamais imposé). Sur un PEA de plus de 5 ans, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % sont dus ; avant, le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % s’applique et le plan est clôturé. Sur une assurance-vie de plus de 8 ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) puis sont imposés à 7,5 % pour les primes inférieures à 150 000 €, plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité des gains ; avant 8 ans, c’est le PFU de 31,4 %. Sur un compte-titres, le PFU de 31,4 % s’applique quelle que soit la durée. Les livrets réglementés (livret A, LDDS, LEP) sont exonérés de tout prélèvement.

Ces règles sont appliquées de manière simplifiée : sur l’assurance-vie, les prélèvements sociaux du fonds en euros sont en réalité retenus chaque année, l’abattement peut être utilisé plusieurs années de suite en fractionnant les rachats, et l’option pour le barème progressif reste possible dans tous les cas.

Exemple. 10 000 € placés au départ, 200 € versés chaque mois, 5 % par an capitalisés mensuellement pendant 20 ans : le total versé est de 58 000 €, le capital final de 109 333 €. Les intérêts représentent 51 333 €, soit 47 % du capital. Sur un PEA, la sortie coûte 18,6 % de ces gains, soit 9 548 € : il reste 99 785 €. Le même placement rapporterait 96 999 € net sur une assurance-vie, 93 215 € sur un compte-titres.

Trois repères pour comprendre les intérêts composés

La règle des 72

Pour savoir en combien d’années un capital double, divisez 72 par le taux de rendement. À 6 %, il faut environ 12 ans ; à 7 %, un peu plus de 10 ans ; à 2 %, 36 ans. Le simulateur le confirme : 10 000 € à 7 % capitalisés annuellement valent 19 672 € au bout de 10 ans, 10 000 € à 6 % valent 20 122 € après 12 ans.

L’effet des frais

Les frais de gestion s’appliquent chaque année sur la totalité du capital : ils se composent eux aussi, en négatif. Reprenez l’exemple ci-dessus avec un rendement brut de 5 % : à 0,5 % de frais (soit 4,5 % net), le capital final est de 102 180 € ; à 2 % de frais (3 % net), il tombe à 83 868 €. L’écart de 1,5 point de frais coûte 18 312 € sur 20 ans, soit plus de 40 % des gains obtenus dans le premier cas. Comparer les frais d’une enveloppe est le levier le plus sûr, bien avant le choix du support.

Les versements programmés (DCA)

Verser une somme fixe chaque mois, quelle que soit la tenue des marchés, lisse le prix d’achat moyen : vous achetez davantage de parts quand les cours sont bas, moins quand ils sont hauts. Cette méthode, appelée dollar cost averaging, ne garantit pas un meilleur rendement qu’un investissement en une fois, mais elle supprime la question du bon moment pour entrer et transforme l’épargne en habitude. Dans le simulateur, passer de 200 à 300 € par mois pèse davantage sur le capital final qu’un point de rendement supplémentaire, même sur 30 ans (294 355 € contre 261 129 €, avec 10 000 € de départ) : le montant épargné reste le premier levier, avant la performance.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

Le rendement est supposé constant : un placement en actions varie fortement d’une année à l’autre et le résultat final dépend de l’ordre des bonnes et mauvaises années, surtout en phase de retrait. L’inflation n’est pas déduite : 109 000 € dans 20 ans n’auront pas le pouvoir d’achat de 109 000 € aujourd’hui (à 2 % d’inflation par an, environ 73 000 €). Les frais d’entrée, les frais d’arbitrage, la fiscalité des dividendes distribués (compte-titres) et les plafonds de versement (PEA : 150 000 €, livret A : 22 950 €) ne sont pas contrôlés.

Questions fréquentes

Comment calculer les intérêts composés ?

Capital final = capital initial × (1 + taux)durée pour un placement sans versement. Avec des versements réguliers, la formule s’allonge : chaque versement est capitalisé sur la durée qui lui reste. Le simulateur effectue ce calcul mois par mois.

Quelle est la différence entre intérêts simples et intérêts composés ?

Avec des intérêts simples, seuls les versements produisent des intérêts : 10 000 € à 5 % rapportent 500 € par an, toujours. Avec des intérêts composés, les intérêts acquis produisent à leur tour des intérêts : 500 € la première année, 525 € la deuxième, 551 € la troisième, et 1 265 € la vingtième.

Quel rendement utiliser dans la simulation ?

Un rendement net de frais et réaliste pour le support : autour de 2 à 3 % pour un fonds en euros ou un livret, 5 à 7 % par an en moyenne longue pour un portefeuille d’actions mondiales diversifié, avec des années à −20 % comme à +25 %.

PEA ou assurance-vie pour épargner à long terme ?

Le PEA est le plus léger fiscalement après 5 ans (18,6 % sur les gains) mais se limite aux actions européennes et à 150 000 € de versements. L’assurance-vie accepte tous les supports, offre un abattement annuel de 4 600 € sur les gains après 8 ans et des avantages à la transmission. Les deux se complètent.

Vaut-il mieux investir en une fois ou chaque mois ?

Historiquement, investir en une fois rapporte un peu plus en moyenne, parce que l’argent est exposé plus longtemps. Mais les versements mensuels réduisent le risque d’entrer au mauvais moment et conviennent à une épargne prélevée sur le salaire. Pour une somme déjà disponible, l’étaler sur 6 à 12 mois est un compromis courant.

Sources officielles

Les valeurs utilisées par ce simulateur sont relues chaque semaine sur ces pages officielles ; voir la méthode.

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