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Simulateur chômage 2026 : montant et durée de votre allocation (ARE)

Saisissez votre salaire brut moyen, le nombre de mois travaillés, votre âge et le motif de fin de contrat : le simulateur calcule votre allocation journalière, son équivalent mensuel, la durée de vos droits et le total sur la période.

Votre situation
Votre âge à la fin du contrat
Motif de fin de contrat
La rupture conventionnelle individuelle ouvre les mêmes droits, mais sur une durée maximale plus courte pour les contrats prenant fin à compter du 1er septembre 2026.

Comment fonctionne ce simulateur

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est versée par France Travail aux salariés involontairement privés d’emploi (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle, démission légitime) qui justifient d’au moins 6 mois de travail sur les 24 derniers mois (36 mois à partir de 53 ans). Le simulateur reproduit la chaîne de calcul réglementaire : salaire journalier de référence, allocation journalière, durée des droits. Les montants appliqués sont ceux en vigueur depuis le 1er juillet 2025 : il n’y a pas eu de revalorisation au 1er juillet 2026.

Le salaire journalier de référence (SJR)

Le SJR est la somme des salaires bruts de la période de référence divisée par le nombre de jours calendaires de cette période. Pour un emploi continu à temps plein, cela revient à multiplier le salaire mensuel par 12 et à diviser par 365 : 2 500 € par mois donnent un SJR de 82,19 €. Les salaires ne sont pris en compte que dans la limite de 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale (16 020 €).

L’allocation journalière

France Travail retient le plus élevé de deux calculs : une partie fixe de 13,18 € plus 40,4 % du SJR, ou 57 % du SJR. Le résultat ne peut pas descendre sous 32,13 € par jour ni dépasser 75 % du SJR. Une retenue de 3 % du SJR finance la retraite complémentaire, sans pouvoir ramener l’allocation sous le minimum. L’allocation est versée pour chaque jour du mois, soit 30 ou 31 jours : le simulateur utilise 30,42 jours en moyenne.

La durée des droits

Chaque jour travaillé donne droit à un jour d’indemnisation, multiplié par un coefficient de réduction de 0,75 en vigueur tant que le taux de chômage reste sous 9 %. La durée est comprise entre 182 jours et un plafond qui dépend de l’âge à la fin du contrat : 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) à 55 et 56 ans, 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans.

Le cas de la rupture conventionnelle

Pour les ruptures conventionnelles individuelles dont le contrat prend fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est raccourcie : 456 jours (15 mois) avant 55 ans et 623 jours (20,5 mois) à partir de 55 ans, au lieu des plafonds de droit commun. Le montant de l’allocation, lui, ne change pas : seule la durée est réduite.

La dégressivité

La réduction ne dépend pas du montant de l’allocation mais du salaire : elle vise les allocataires de moins de 55 ans dont le salaire journalier de référence dépasse 162,40 €, soit environ 4 940 € de salaire brut mensuel. Au-delà du 182e jour d’indemnisation, l’allocation est réduite de 30 %, sans pouvoir descendre sous 92,57 € par jour. À partir de 55 ans, il n’y a pas de dégressivité.

Exemple. Salaire brut de 2 500 € par mois, 24 mois travaillés, 45 ans, fin de CDD. SJR : 2 500 × 12 / 365 = 82,19 €. Formule 1 : 13,18 + 40,4 % × 82,19 = 46,39 € ; formule 2 : 57 % × 82,19 = 46,85 €, retenue car plus élevée. Retenue retraite : 3 % × 82,19 = 2,47 €, soit 44,38 € nets par jour et environ 1 350 € par mois. Durée : 730 jours d’affiliation × 0,75 = 548 jours, soit 18 mois. Total brut sur la période : 548 × 46,85 ≈ 25 673 €. Après une rupture conventionnelle, la durée tomberait à 456 jours et le total à environ 21 363 €.
Exemple avec dégressivité. Salaire brut de 6 000 € par mois, 24 mois travaillés, 45 ans. SJR : 197,26 €, au-dessus du seuil de 162,40 €. Allocation : 57 % × 197,26 = 112,44 € par jour. À partir du 183e jour, la réduction de 30 % donnerait 78,71 €, mais le plancher de 92,57 € s’applique : l’allocation devient 92,57 € par jour. Total brut : 182 × 112,44 + 366 × 92,57 ≈ 54 344 €.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

Le montant affiché est net de la retenue retraite mais brut de CSG-CRDS : celle-ci s’applique (6,7 % environ sur 98,25 % de l’allocation) seulement si l’allocation reste supérieure au SMIC journalier après prélèvement, ce qui concerne les allocations au-dessus d’environ 61 € par jour. Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu vient ensuite.

Ne sont pas modélisés : les périodes non travaillées dans la période de référence (elles réduisent le SJR, dans la limite de 75 % des jours travaillés), le cumul avec une activité reprise, le différé d’indemnisation lié aux congés payés et aux indemnités supra-légales (jusqu’à 150 jours), le délai d’attente de 7 jours, le rechargement des droits, la suspension de la dégressivité pendant une formation validée, et les règles particulières des intermittents, des frontaliers et des démissionnaires pour projet de reconversion. Pour une fin de contrat antérieure au 1er septembre 2026, les plafonds de droit commun s’appliquent.

Questions fréquentes

Combien touche-t-on au chômage avec un salaire de 2 000 € brut ?

SJR de 65,75 € ; l’allocation journalière vaut 13,18 + 40,4 % × 65,75 = 39,74 € (la formule à 57 % donne 37,48 €). Après retenue retraite de 1,97 €, environ 37,77 € par jour, soit 1 149 € par mois.

Combien de temps est-on indemnisé ?

Un jour par jour travaillé, multiplié par 0,75, entre 182 jours (6 mois) et 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) à 55-56 ans et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans.

A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, la rupture conventionnelle homologuée ouvre droit à l’ARE comme un licenciement, au même montant. Mais pour les contrats prenant fin à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale est ramenée à 456 jours avant 55 ans et 623 jours ensuite. Une indemnité supérieure au minimum légal entraîne en plus un différé d’indemnisation pouvant atteindre 150 jours.

Et après une démission ?

En principe non, sauf démission légitime (suivre un conjoint, violences…) ou projet de reconversion validé après 5 ans d’activité continue. Un réexamen est possible après 121 jours de chômage non indemnisé.

Qu’est-ce que la dégressivité ?

Pour les allocataires de moins de 55 ans dont le salaire journalier de référence dépasse 162,40 € (environ 4 940 € brut par mois), l’allocation baisse de 30 % à partir du 183e jour d’indemnisation, sans descendre sous 92,57 € par jour. Le seuil porte bien sur le salaire de référence, pas sur l’allocation. Une formation validée par France Travail suspend la réduction.

Les allocations ont-elles été revalorisées en 2026 ?

Non : il n’y a pas eu de revalorisation au 1er juillet 2026. Les montants en vigueur restent ceux du 1er juillet 2025, soit une partie fixe de 13,18 €, une allocation minimale de 32,13 € par jour et un plancher de dégressivité de 92,57 €.

Sources officielles

Les valeurs utilisées par ce simulateur sont relues chaque semaine sur ces pages officielles ; voir la méthode.

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Barèmes 2026Vérifiés le 13 septembre 2026 Tous les résultats de ce site sont des estimations, calculées dans votre navigateur à partir de vos saisies (rien n'est transmis ni conservé). Ils ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique ou financier : pour une situation particulière, rapprochez-vous d'un professionnel ou de l'administration concernée. Certains liens vers des services partenaires sont des liens d'affiliation, signalés comme tels : ils n'influencent ni les calculs ni les textes. Méthode et sources.