Comment lire le barème
Les trois colonnes ne sont pas des tranches qui se cumulent : on choisit une seule formule, celle de la colonne où tombe le total annuel de kilomètres. Un salarié qui parcourt 13 200 km utilise la troisième colonne pour l’intégralité de ses kilomètres, pas seulement pour ceux qui dépassent 20 000.
La colonne du milieu comporte un terme fixe, qui n’est pas une prime : il assure la continuité du barème. Sans lui, franchir 5 000 km ferait chuter l’indemnité, puisque le coefficient au kilomètre y diminue. C’est le mécanisme qui explique qu’un trajet de 5 000 km rapporte à peu près autant avec l’une ou l’autre des deux premières formules.
Barème non revalorisé pour les revenus 2025 (economie.gouv.fr, mis à jour le 13/04/2026).
Deux exemples chiffrés
Trajet long. 30 km aller, 220 jours travaillés, voiture de 5 CV. Les kilomètres annuels sont de 30 × 2 × 220 = 13 200, soit la troisième colonne : 0,427 × 13 200 = 6 107 € déductibles. C’est nettement au-dessus de l’abattement de 10 % pour un salaire jusqu’à 61 074 € : les frais réels sont gagnants.
Trajet court. 8 km aller, 220 jours, voiture de 4 CV. Soit 3 520 km annuels, deuxième colonne : (0,340 × 3 520) + 1 330 = 2 133 €. À ce niveau, l’abattement forfaitaire reste plus avantageux dès que le salaire dépasse 21 331 €.
Dans les deux cas, le calcul complet — comparaison avec l’abattement, économie d’impôt réelle selon la tranche marginale — se fait avec le simulateur frais réels ou forfait.
Ce que le barème couvre, et ce qu’il ne couvre pas
Le barème est forfaitaire et global. Il intègre la dépréciation du véhicule, l’entretien et les réparations, les pneumatiques, le carburant et les primes d’assurance. Aucune de ces dépenses ne peut être ajoutée par-dessus, même sur facture.
Trois postes restent déductibles en plus, sur justificatifs : les frais de péage, les frais de stationnement liés à l’activité professionnelle, et les intérêts d’emprunt souscrit pour l’achat du véhicule, au prorata de l’usage professionnel.
La déduction suppose par ailleurs que le trajet soit professionnel. Le trajet domicile-travail est admis pour un aller-retour quotidien, avec une distance en principe plafonnée à 40 km aller ; au-delà, l’excédent ne se déduit que si l’éloignement est justifié par des circonstances particulières. Un second aller-retour dans la journée demande également une justification.
Véhicules électriques : la majoration de 20 %
Pour un véhicule électrique, le montant issu du barème est majoré de 20 %. La majoration s’applique après le calcul, sur le résultat, et vaut pour les trois tranches. Sur l’exemple de 13 200 km en 5 CV, l’indemnité passe de 6 107 € à 7 329 €, soit 1 221 € de plus.
Questions fréquentes
Quel est le barème kilométrique 2026 ?
Le barème publié pour les revenus 2025, déclarés en 2026, comporte trois tranches de kilomètres (jusqu’à 5 000 km, de 5 000 à 20 000 km, au-delà de 20 000 km) et cinq lignes de puissance fiscale, de 3 CV et moins à 7 CV et plus. Pour une voiture de 5 CV, il vaut 0,636 € par kilomètre jusqu’à 5 000 km parcourus dans l’année.
Comment calculer son indemnité kilométrique ?
On compte d’abord les kilomètres parcourus dans l’année pour les trajets professionnels : distance domicile-travail × 2 × nombre de jours travaillés. On applique ensuite la formule de la tranche correspondante, en retenant la puissance fiscale figurant sur la carte grise. Exemple : 13 200 km avec une 5 CV donnent 0,427 × 13 200 = 6 107 €.
Le barème couvre-t-il l’essence et l’assurance ?
Oui. Le barème kilométrique est forfaitaire : il couvre la dépréciation du véhicule, l’entretien et les réparations, les pneumatiques, le carburant et les primes d’assurance. Ces dépenses ne peuvent donc pas être ajoutées en plus. Restent déductibles séparément les frais de péage, de stationnement et les intérêts d’emprunt pour l’achat du véhicule.
Quelle majoration pour un véhicule électrique ?
Le montant obtenu par le barème est majoré de 20 % pour un véhicule électrique. Sur l’exemple de 13 200 km en 5 CV, l’indemnité passe de 6 107 € à 7 329 €.
Peut-on déduire plus de 40 km de domicile-travail ?
La distance retenue est en principe plafonnée à 40 km aller. Au-delà, seuls les 40 premiers kilomètres sont pris en compte, sauf si l’éloignement résulte de circonstances particulières — emploi du conjoint, santé, mutation, absence d’offre d’emploi locale — à justifier dans la déclaration.
Frais réels ou abattement de 10 % : comment choisir ?
L’abattement forfaitaire de 10 % est appliqué automatiquement, avec un minimum de 509 € et un plafond de 14 555 €. Les frais réels ne sont intéressants que s’ils dépassent ce montant. Le choix se fait foyer par foyer et s’applique à tous les salaires du déclarant.
Où trouver la puissance fiscale de son véhicule ?
Sur la carte grise, au repère P.6. Le barème ne distingue que cinq niveaux : 3 CV et moins, 4 CV, 5 CV, 6 CV, 7 CV et plus. Une voiture de 9 CV relève donc de la ligne 7 CV et plus.